Nelly, la « hippie-gitane »

 J’ai croisé Nelly aujourd’hui 19 décembre 2019 près de Espéraza dans la Haute-vallée de l’Aude où elle habite dans une cabane. Nelly a vécu de 1970 à 2003 aux USA. Née d’une famille aisée, elle est partie à 19 ans, en 1965, vivre à Londres.

C’est là que sa vie a basculé. « Le LSD a changé ma vie« , « Quand tu vois un arbre respirer et les plantes vivre, tu comprends que tu es peu de chose dans ce monde ». Puis en 1970 elle est parti aux USA.

Nelly, the « Gypsy hippie. »

I met Nelly today December 19, 2019 near Espéraza in the Haute-Vallée de l’Aude where she lives in a hut. Nelly lived from 1970 to 2003 in the USA. Born from a wealthy family, she left at 19 years old, in 1965, to live in London.

That’s when her life changed. « LSD changed my life« , « When you see a tree breathe and plants live, you understand that you are little in this world« .

Then in 1970 she moved to the United States.

Nelly, la « hippie-gitane »

Elle s’est installée à Mendicino County en Californie, puis dans le Kentucky et le Tennessee. Toujours dans des cabanes isolées « sans fusil et pas d’armes » vivant de son jardin. Nelly a fait six enfants, deux filles et quatre garçons. « J’ai toujours accouché un joint dans la bouche« . Aujourd’hui elle a 11 petits-enfants, une famille très soudée et solidaire. « Mes enfants sont toujours là pour s’entraider quand l’un d’entre eux a un problème« , « C’est une tribu« . 

Nelly, the « Gypsy hippie »

She moved to Mendicino County in California, then to Kentucky and Tennessee. Always in isolated shacks « no guns and no guns » living off the vegetables in her garden. Nelly had six children, two girls and four boys. « I’ve always delivered a joint in my mouth. » Today she has 11 grandchildren, a very close-knit and supportive family. « My children are always there to help each other when one of them has a problem« , « It’s a tribe »

Nelly, la « hippie-gitane »

Nelly n’a déclaré aucun de ses enfants, « Je ne voulais pas qu’ils saluent un drapeau« . mais cela ne l’a pas empêcher de voyager comme pour ce road-trip seule avec eux durant cinq mois au Mexique à bord d’un pick-up à faire du camping sauvage avec pour seuls papiers son permis de conduire. « A Burkersville dans le Tennesse, je suis une légende« . Au moment de la guerre d’Irak en 2003, et suite au Patriot-act, vivant depuis des dizaines d’années de façon illégale, elle ne pouvait pas faire renouveler ses papiers. Nelly s’est résignée à quitter les USA. Ce qui ne l’a pas empêchée d’y retourner pour voir ses enfants.

Nelly est un pur-produit de la contre-culture des années 60

Nelly, the « Gypsy hippie »

Nelly didn’t register any of her children, « I didn’t want them to wave a flag« . But that didn’t stop her from traveling like she did on that road-trip alone with them for five months in Mexico in a pick-up truck camping wilderness with only her driver’s license as her papers. « In Burkersville, Tennessee, I’m a legend. » At the time of the Iraq war in 2003, and following the Patriot-act, living illegally for decades, she could not renew her papers. Nelly resigned herself to leaving the United States. This did not prevent her from returning to see her children.

Nelly is a pure product of the counter-culture of the 60’s

Nelly, la « hippie-gitane »

C’est Laura, médiatrice à Médecins du Monde dans la Haute vallée de l’Aude, qui m’a présenté Nelly. Celle-ci nous avait ensuite invité à déjeuner chez elle dans sa cabane à l’entrée de Fa. Puis nous avons discuté autour de la table et Nelly m’a raconté une petite partie de sa vie. Sa petite fille lui a dit un jour, « En fait, toi tu es une hippie-gitane ». Et Nelly a répondu oui dans un grand étonnement.

Nelly, the « Gypsy hippie »

It was Laura, médiator at Médecins du Monde in the Upper Aude Valley, who introduced me to Nelly. She then invited us to have lunch at her house in her hut at the entrance to Fa. Then we chatted around the table and Nelly told me about a small part of her life. Her little girl told her one day, « Actually, you are a hippie-gypsy ». And Nelly said yes in great astonishment.

Nelly, la « hippie-gitane »

Après son retour en France, Nelly s’est installé en Bretagne pour s’occuper de sa mère malade. Puis elle est descendu vers le sud, « J’étais certaine d’une chose, je ne voulais pas avoir froid« . Quelqu’un lui suggère la haute vallée de l’Aude. « Quand je suis arrivée ici à Espéraza, les jours de marché c’était San Francisco dans les années 70. Des gosses jouaient pieds nus, ça fumait partout. Aujourd’hui c’est plus calme.« 

Nelly, the « Gypsy hippie »

After her return to France, Nelly moved to Brittany to take care of her sick mother. Then she went down south, « I was sure of one thing, I didn’t want to be cold« . Someone suggested the upper Aude valley to her. « When I first came here to Espéraza, market days were San Francisco in the ’70s. Kids were playing barefoot, smoking everywhere. Today it’s quieter.«